Atelier Tapis Montpellier
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Restauration de tapis à Montpellier

Un tapis abîmé n'est pas un tapis perdu. Trou, laine rongée, bord effiloché, franges arrachées : chaque dégât se lit sur l'endroit et sur l'envers, et se traite à la main.

Ce que nous restaurons

Le tapis d'orient, le kilim, le tapis persan, le tapis de laine noué ou tissé : nous commençons toujours par regarder le dos de l'ouvrage. Le dos raconte le tissage, l'état de la chaîne et l'étendue réelle du dégât, bien mieux que la face.

La restauration porte sur quatre familles de dégâts : les lacunes dans le velours, les chaînes et trames fragilisées, les lisières usées sur les côtés, les franges cassées ou arrachées.

Établi de restauration : tapis ancien à moitié retissé sur un cadre, écheveaux de laine teints au-dessus (illustration)
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La méthode, étape par étape

Le tapis est d'abord examiné à plat, à la lumière du jour. Nous notons chaque zone à reprendre, puis nous préparons les laines : la teinte se cherche en lumière naturelle, jamais sous un néon, car une couleur qui s'accorde le soir peut jurer le matin.

Sur un métier ou un cadre, la chaîne est retendue là où elle a cédé, puis le dessin est retissé point après point. Les lisières sont rebâties au fil de laine, les franges sont renouées dans la chaîne d'origine plutôt que collées ou cousues à part.

Une fois la reprise terminée, le tapis est égalisé, brossé, contrôlé sur ses deux faces et présenté avant restitution.

Lisière usée d'un tapis ancien, aiguille et laine rouge assortie posées à côté (illustration)
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Faut-il restaurer ou remplacer ?

Tout dépend de la valeur d'usage et de la valeur d'attachement du tapis. Un tapis de famille mérite souvent d'être sauvé, même s'il est très abîmé. Un tapis récent dont la laine est fragile se répare parfois moins bien qu'un ancien noué serré : nous vous le disons franchement après examen.

Pour connaître l'ampleur des travaux, envoyez-nous quelques photos de la face et du dos. Nous revenons vers vous avec un avis avant toute prise en charge.

Les dégâts que nous rencontrons le plus souvent

Un tapis vit là où on marche. Les zones de passage s'usent en premier : l'entrée d'une pièce, le devant du canapé, l'endroit où l'on pose la chaise. La laine s'amincit, puis le velours laisse voir la trame.

Les pieds de meubles lourds font des marques profondes et finissent par couper la laine. Les animaux, eux, s'attaquent aux franges et aux angles. Le soleil décolore un côté du tapis et fragilise les fibres, sans que l'on s'en rende compte tout de suite.

Quand un tapis a été rangé humide ou trop longtemps roulé, la chaîne de coton peut noircir ou casser. C'est le dégât le plus sérieux, car il demande de retendre et de refaire une partie du support avant de toucher au dessin.

Outils de restauration de tapis sur un établi : aiguille courbe, peigne, ciseaux et bobine de laine rouge (illustration)
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Ce que nous ne faisons pas

Nous ne promettons pas de rendre un tapis neuf. Une restauration honnête garde les marques de l'âge et répare ce qui met le tapis en danger. Un tapis très ancien n'a pas vocation à retrouver l'éclat de ses premières années.

Nous ne collons pas, nous ne cousons pas à la machine et nous n'appliquons pas de teinture de surface pour cacher un défaut. Ces solutions rapides se voient, se dégradent et compliquent une reprise ultérieure.

Si un tapis n'est pas réparable, ou si les travaux dépassent ce qu'il vaut pour vous, nous vous le disons avant de commencer.

Comment se déroule une prise en charge

Tout commence par des photos : la face entière, le dos en gros plan, les franges, les bords et les zones abîmées. Elles nous permettent de reconnaître la technique du tapis et d'estimer l'ampleur des dégâts avant de vous répondre.

Si le tapis mérite d'être vu de plus près, nous convenons d'un examen. Il se fait à plat, à la lumière du jour, sur l'endroit et sur l'envers. Nous notons chaque zone à reprendre et nous vous décrivons la reprise proposée par écrit.

Vous validez ou non. Rien n'est entrepris sans votre accord. Une fois les travaux terminés, le tapis est contrôlé sur ses deux faces, brossé et remis à plat avant de vous être rendu.

Les matières et les types de tapis

La laine est la matière la plus courante : elle se restaure bien, à condition que la chaîne soit saine. Le coton, utilisé pour la chaîne et les franges, supporte moins bien l'humidité prolongée.

La soie donne des tapis très fins et très fragiles. Elle demande une prudence particulière et se traite au cas par cas, après examen. Les kilims, tissés plutôt que noués, ont leurs propres techniques de reprise.

Un tapis mécanique se restaure rarement de la même façon qu'un tapis noué main : il n'a pas de nœuds à reprendre, et ses défauts sont souvent d'une autre nature. Nous vous disons ce qui est raisonnable après examen.

Mains reprenant à l'aiguille une lacune dans un tapis d'orient, fil de laine assorti (illustration)

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Questions sur cette prestation

Peut-on restaurer un tapis très ancien ?

Oui dans la plupart des cas, à condition que la chaîne soit encore saine. C'est la raison pour laquelle l'examen du dos vient en premier.

Les franges neuves se voient-elles ?

Renouées dans la chaîne d'origine, elles restent discrètes. Nous choisissons un coton ou une laine de teinte proche de l'existant.

Pouvez-vous retrouver la couleur exacte ?

Nous cherchons la teinte la plus proche à la lumière du jour. Sur un tapis ancien passé, une nuance légèrement différente reste possible, et nous le signalons avant les travaux.

Vous avez un tapis à faire examiner ?

Envoyez quelques photos de la face, du dos et des franges, avec les dimensions. Nous vous répondons avec un premier avis.

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